BLOOM

Bloom : réinventer l’espace public comme lieu de culture et de rencontre

Et si le mobilier urbain pouvait devenir un véritable espace d’émerveillement ? Avec Bloom, l’artiste-designer et fondatrice Marie-Eve Bourassa imagine une nouvelle façon d’intégrer l’art au quotidien. Pensées pour les villes, les festivals et les espaces publics, les installations modulaires de Bloom créent des lieux de découverte, de contemplation et de rencontre, où la culture s’invite naturellement sur le parcours des citoyen·ne·s. Dans cette entrevue, elle revient sur la vision qui a donné naissance à Bloom, sa collaboration avec Wireframe et son désir de rendre l’art plus accessible, vivant et ancré dans les communautés.

 
Comment est née la collaboration entre Bloom et Wireframe ? Qu’est-ce qui vous a rapprochés dans vos visions respectives de l’espace public, de l’art et de l’expérience culturelle ?  

Tout naturellement une belle complicité. Je cherchais à trouver le partenaire avec des expertises spécifiques pour propulser les structures Bloom vers de nouvelles destinations. J’ai tout de suite vu la véritable valeur ajoutée de Wireframe : un allié pour les artistes, complétant la synergie avec des aptitudes complémentaires permettant à chacun de se concentrer sur ce qu’il aime et sur ce qu’il fait de mieux.  

Puis, l’idée et la vision commune qui nous animent, jour après jour, est de placer l’art sur le chemin du passant et de créer des moments de curiosité. Peu importe le type de création, notre souhait est d’allumer cette étincelle unique, celle qui saura inspirer et toucher chaque individu d’une façon qui lui est propre. Nous voulons offrir une pause poétique qui s’invite naturellement sur le parcours de chacun, comme un cadeau inattendu au cœur du quotidien et de la vie urbaine.

À l’origine de Bloom, il y a une volonté de repenser la relation entre les citoyen·ne·s, l’art public et le mobilier urbain. Quelle réflexion a guidé la création de ces installations ?  
 
Au départ, l’idée était de réinventer les infrastructures culturelles que l’on retrouve dans nos quartiers ou à proximité de nos quartiers résidentiels de banlieue. Je souhaitais créer des structures de diffusion artistique quatre saisons qui ont une touche théâtrale, colorée et qui sont pensées pour le grand public. S’il y a des modules d’entraînement physique et des modules de jeux dans les parcs, pourquoi pas des modules d’entraînement culturel ? Quel outil polyvalent puis-je créer pour offrir une solution polyvalente aux villes afin qu’elles puissent mettre en lumière leur artiste et leur histoire ? Souvent, dans un parc de quartier, il y a du mobilier urbain axé principalement sur la durabilité et la fonctionnalité et il y a des œuvres d’hier et d’aujourd’hui ou contemporaines fascinantes, mais que fait-on pour créer un pont entre les deux ? Entre confort et beauté, entre standardisation et l’imaginaire ?  

Quelle réflexion vous a amené à penser l’art en dehors des lieux d’exposition traditionnels et à l’intégrer directement dans le quotidien des citoyen·ne·s ?  
 
Il faut aller à la rencontre des gens, là où ils se trouvent et créer des projets ancrés dans les communautés. J’adore aller visiter des musées, des expositions et découvrir de nouveaux univers. J’avais envie d’amener cette expérience tout près de moi. Là où j’habite, il n’y a pas de maison de la culture dans un rayon de moins de trente minutes à pieds et j’avais envie de créer des installations qui forment un espace d’émerveillement, un repère vivant et lumineux dans le paysage tout en étant entièrement personnalisable, propre à l’identité de chaque lieu.  

Quelle place occupe le public dans la conception des pavillons Bloom ? Et comment souhaitez-vous faire évoluer cette approche pour rendre l’art accessible dans toujours plus de lieux et de communautés ?  
 
Le public est au cœur de la conception. Il faut que ce qu’on crée soit utile. 

Chaque arche est une œuvre en soi, pensée pour toucher le grand public de différentes manières et répondre à différents enjeux et besoins. Zone d’ombre et de lumière, espace pour se poser, enjoliver un lieu instantanément, offrir du contenu de qualité muséale à tous en tout temps. Accessibilité, bien-être, convivialité et curiosité sont les caractéristiques qui guident mon approche artistique. Avec les défis d’aujourd’hui et de demain, je poursuis la réflexion quotidiennement pour trouver de nouvelles manières d’avoir un impact durable par la création d’installations au service de la qualité de vie des collectivités.  


Pour Marie-Eve Bourassa, l’espace public est bien plus qu’un lieu de passage : il est une occasion de créer des liens, de susciter la curiosité et d’offrir des moments de poésie au cœur du quotidien. Cette vision est au cœur de la collaboration entre Bloom et Wireframe, qui partagent une même ambition : concevoir des expériences culturelles accessibles, adaptées à chaque territoire et pensées pour les communautés qui les habitent. 

Grâce à cette approche, Bloom transforme le mobilier urbain en véritable infrastructure culturelle. Qu’il s’agisse d’accueillir des contenus sur mesure ou des expositions développées avec des collaborateur·rice·s tels que Meryl McMaster et la National Geographic Society, chaque installation contribue à faire des espaces publics des destinations vivantes, inclusives et mémorables. Ensemble, Bloom et Wireframe défendent une vision où le design, l’art et l’espace public se rencontrent pour créer des expériences accessibles, inspirantes et profondément ancrées dans la vie des communautés.